OPERATION REQUIEM- STANISLAS PETROSKY

2 October 2019 0 By Manon


“Bordel, je vais finir par y lâcher mes tripes”

Ah Requiem! C’est qu’il m’avait manqué mon curé! Je sais ce que vous allez vous dire: encore une histoire avec un ecclésiastique mais pour ma défense j’ai lu le roman le mois dernier 😆 ( en retard vous dites?!)

Pour rappel, dans le tome précédent nous avions quitté notre curé déjanté après sa résolution des meurtres de sans-abri dans les rues de Paris, récit bercé par les chansons de notre Johnny national. Dans ce cinquième tome, nous le retrouvons embarqué à l’autre bout de la planète pour protéger une jeune femme défenderesse de la cause animale. Mais comme à chaque enquête rien ne se passera totalement comme prévu…. Il va remettre à leurs places des riches en quête de “sensations fortes”: safaris barbares, chasse à la baleine…mais fera également la connaissance d’un pirate de renom que je vous laisserai découvrir…

“Au bout d’un moment ça va se voir que je pilote un bateau aussi bien qu’un président gouverne la France. C’est-à-dire sans savoir comment faire et encore moins où on va…”

Sans grande surprise j’ai aimé retrouver l’univers de ce polar à l’humour décalé. La verve et le franc parler d’Esteban aka Requiem sont toujours au rendez-vous et sa passion pour son prochain ( enfin surtout sa prochaine) n’a pas diminué. Contente de retrouver les personnages récurrents dont les dialogues avec Requiem sont toujours de très haut niveau 😆. C’est drôle, percutant, cynique mais tellement réaliste! Les chapitres sont courts et nommés par les noms d’espèces en voie de disparition. On enchaîne les péripéties et les rebondissements et les références aux collègues romanciers de l’auteur sont encore nombreuses. Ne manquez pas de lire les notes de bas de pages, elles sont toujours très enrichissantes 😆.

“Nous sommes garés juste à côté d’un baobab .Ce que c’est grand, majestueux..Jamais j’oserais pisser contre le tronc, je ferai un complexe d’infériorité.

Comme précédemment, Stanislas Petrosky par le biais de son acolyte/alter ego religieux , traite avec humour d’un sujet grave de société. La cause animale, sujet international! Comment l’être humain peut-il encore perpétrer de telles atrocités? Pendant que je lisais le roman le massacre des dauphins sur les îles Féroé avait lieu. Une horreur à regarder…si bien que je n’ai pas pu terminer le reportage. Le récit a alors trouvé d’autant plus d’écho en moi…

Je remercie les éditions French Pulp pour l’envoi de ce roman et j’ai hâte de découvrir les prochaines aventures de ce curé lubrique!

Editeur: French pulp, 11/07/19, 201 pages