REBECCA- DAPHNE DU MAURIER

27 April 2020 0 By Manon

Reading Classics Challenge

Non mais pourquoi n’ai-je jamais lu Daphné Du Maurier ? Je me le demande encore ! Plus de 600 pages , qui je vous l’avoue m’ont bien fait peur au départ, que j’ai finalement engloutie en 2 jours. Tout y est réuni. Une demeure mystérieuse, un époux énigmatique, une mort tragique, les fantômes du passé … Une plume magnifiquement restrancrite par cette nouvelle traduction d’Anouk Neuhoff.
J’y ai retrouvé les mêmes sensations que lors de ma lecture des Hauts de Hurlevent!


Le roman commence ainsi « j’ai rêvé la nuit dernière que je retournais à Manderley ». La narratrice, dont nous ne connaîtrons jamais le nom, se remémore alors les premiers instants dans la demeure familiale de son époux Maxim de Winter. Rencontré à Monte-Carlos alors qu’elle est la dame de compagnie de Madame Van Hopper, elle tombe rapidement sous le charme de ce riche quarantenaire. Il est veuf depuis un an et semble errer comme une âme en peine. La jeune femme lui redonne goût à la vie et après leur voyage de noce en Italie ils rentrent à Menderley. Cette demeure majestueuse est connu de tous en Angleterre. Tant pour les réceptions somptueuses que pour le couple modèle que formait Maxim avec sa défunte femme Rebecca. Dans toute la demeure plane l’ombre de l’ancienne épouse. Il est alors difficile pour la nouvelle Madame de Winter d’y trouver sa place …


C’est simple j’ai tout aimé ! Je n’ai même pas trouvé qu’il y avait des longueurs et pourtant de la description il y en a ! Mais je ne sais pas j’étais complètement absorbée et j’attendais de savoir ce qui allait me tomber dessus ! Car nous sentons cette ombre qui plane. Cette atmosphère pesante. Rebecca tel un spectre. Son tragique décès. Cette épouse parfaite. Belle, sûre d’elle, intelligente et aimée de tous. Être dans l’ombre d’une telle femme pèserait à tout le monde. Ce qui fait que nous nous attachons rapidement à notre narratrice. J’ai aimé sa naïveté, sa sincérité, son côté un peu gauche, son manque d’assurance. J’étais moi aussi à Manderley subissant les agissements de Madame Denvers la chef des domestiques.

Manderley qui est un personnage à part entière. Cette demeure aux multiples secrets…
Et Maxim dans tout ça me direz-vous? Il n’est franchement pas très présent pour sa femme. Ils ont vingt ans d’écart et la traite encore comme une enfant. Mais malgré tout je l’ai bien aimé même si nous ressentons une certaine distance vis à vis de ce personnage.
Puis petit à petit le récit change de ton. Il devient plus sombre et nos nerfs sont de plus en plus mis à rudes épreuves. Il est bien là le thriller psychologique que j’attendais!


En bref, si vous aimez les ambiances pesantes, mystérieuses et ambiguës je ne peux que vous le recommander. Il restera gravé dans mon esprit comme celui d’Emily Brontë.

Saviez-vous qu’en 1940 Hitchcock en a fait un film? Je l’ai regardé à la suite de ma lecture et il a tout de même pris de nombreuses libertés ! Je suis dubitative 🤣 mais il est à découvrir.


🖊 Vous l’avez-lu?

Belle soirée 🌟🌟