LE PROFESSEUR- CHARLOTTE BRONTE

8 mai 2020 1 Par Manon

Aurais-je développé une passion pour les sœurs Brontë ? C’est fort probable 🤣
Je reviens cette semaine avec le premier roman de Charlotte « Le professseur ». Il fût le plus critiqué de ses romans. Refusé par les éditeurs elle le défendra bec et ongles toute sa vie et il sera finalement publié deux ans après sa mort grâce à son mari.


Pourquoi ce récit aura-t-il été autant maltraité ? Écriture trop simple pour certains, thèmes trop modernes pour d’autres. Certes il n’égale pas Jane Eyre je vous l’accorde (je ne peux pas me prononcer pour les autres ne les ayant pas lu) mais le Professeur n’en reste pas moins très intéressant. Je l’ai lu quasiment d’une traite et même si j’ai trouvé quelques longueurs j’ai apprécié ma lecture. Bon il est vrai que les Français, les Belges et les Catholiques sont quelque peu critiqués voire moqués mais bon je ne lui en tiens pas rigueur 🤣


Un héros masculin ( le seul de toute l’œuvre de Charlotte), des fragments de l’auteure dans les personnages principaux mais surtout une analyse de l’enseignement, de la société et de la psychologie humaine.
J’ai aimé la préface de Catherine Rihoit que j’ai lu à la fin du coup et qui m’a permis de mieux rassembler les pièces du puzzle!

C’est grâce à @charlotte.parlotte et @clajalit que j’ai fini par l’acheter. J’ai voulu moi aussi lui donner sa chance!

Alors que raconte le Professeur?
C’est l’histoire de William Crimsworth, la vingtaine et orphelin depuis l’enfance qui fuit ses oncles puis son frère aîné tyrannique pour aller enseigner en Belgique. Ses qualités d’enseignant sont vite remarquées et en plus d’enseigner aux garçons il exerce également dans le pensionnat adjacent celui des « demoiselles » tenu par Mme Reuter de dix ans son aînée. Je ne vous en dirai pas d’avantage si ce n’est qu’un autre personnage fera son apparition, assez tardivement, et fera un peu bouger le récit 😆.


Qualifié d’œuvre de jeunesse alors qu’elle avait vingt neuf ans lors de son écriture, le Professeur reprend des thèmes chers à l’auteure: la liberté et l’indépendance face au patriarcat se construire soi-même ( récurrence des personnages orphelins livrés à eux-mêmes), des personnages ordinaires pas particulièrement beaux et souvent pauvres ( à l’opposé des romans sentimentaux de l’époque) et ce sentiment de solitude et d’isolement.
Pour reprendre une phrase de la préface « Charlotte a appris de la vie qu’elle ne fait guère de cadeaux et souhaite, dans un but d’édification et d’enseignement, ne rien épargner à ses lecteurs et lectrices des souffrances et des illusions qui jalonnent le chemin de la réussite »


🖋 Vous l’avez-lu?


Belle soirée 🌟🌟