DRACULA – BRAM STOCKER

25 septembre 2020 0 Par Manon

Le Café du classique – @point.a.laligne 

Dracula. Qui ne connaît pas ce personnage? Depuis plus de 120 ans, le mythe du vampire tour à tour horrifique ou fantasmatique, aura été servi à toutes les sauces et je ne suis pas la dernière à m’en délecter. Mais que reste-t-il de l’œuvre originelle ? ( enfin originelle selon la légende Bram s’est un peu inspiré d’un autre roman que je vous ai présenté l’année dernière pour le #varionsleseditions, mais ceci est une autre histoire).
Grâce à Céline et son café du classique, je le sais enfin et je peux maintenant dire : oui je l’ai lu 🤣et rien que pour ça merci Céline !


CONTEXTE
Avant de vous donner mon avis, contextualisons un peu cette œuvre. Écrit en 1897 par l’auteur britannique Bram Stoker (alors âgé de 50 ans), Dracula est, me semble-t-il, une petit révolution pour l’époque. Ce n’est pas le premier récit parlant de vampires mais ici de nombreux points sont abordés: science, mythes et superstitions, amour et religion. Bram Stoker peu parler librement d’un monde de l’invisible ou le Mal règne et où la Foi est la seule arme qui peut le combattre.
L’auteur s’inspire du sanguinaire roumain Vlad L’empaleur pour créer son célèbre comte ( j’ai d’ailleurs un magnifique t-shirt qui vient de son château😆). Dracula, prince des ténèbres, seigneur des « non-morts », maître des loups ( sauf du mien 🤣) capable de se métamorphoser en animal ou en brume. Dracula, l’immortel mais pas l’invincible ! Est-il vraiment le monstre que l’on croit ?


MON AVIS
Je ne vous cache pas que j’ai eu beaucoup de mal à rentrer dans l’histoire. J’ai mis quasiment une semaine pour le lire , ce qui est assez rare 🤣.
Le début avec Jonathan Harker l’empoté m’a complètement plombée mais j’ai persisté et passé les 150-200 pages, je suis peu à peu rentrée dans le récit. Je ne m’attendais pas à cette forme épistolaire ( journaux intimes +lettres), assez déroutante pour du fantastique, censée nous ancrer dans le réel et pourtant je trouve que cela rajoute surtout de la lourdeur à la narration.

Quant à Dracula, il est là sans jamais vraiment être là 🤣 poke @point.a.laligne . Il ne parle que très peu et c’est finalement à travers l’idée que ce font les autres personnages qu’on apprend à le connaître. Et cette fin, non mais il devait être pressé Bram ce jour là , en deux deux ils nous a tout bouclé … ah oui j’ai oublié une petite boulette entre deux scènes aussi en plein milieu du récit 🤣.


Donc oui c’est lent, absolument pas un page-turner du XXIe siècle, la femme une petit chose fragile que l’on doit préserver mais bon 1897 quoi ! Et moi je l’aime le comte 🤣
En définitive, ce n’est pas un coup de cœur mais je n’ai pas détesté pour autant.


P.S : cette version du livre de poche est accompagnée des premières pages de la suite écrite par son arrière-petit-neveu Dacre Stoker ( Dacre / Drac , il n’y a qu’un pas .. ) et Ian Holt un vampirologue. Nous pouvons également voir des photos du manuscrit original.


Traduction Jacques Finné