SWAN HILL- LES PIONNIERS- ANNA JACOBS

25 septembre 2020 0 Par Manon

Connaissez-vous les romans d’Anna Jacobs ? Connue pour sa trilogie Cassandra, je la découvre ici avec sa nouvelle saga Swan Hill en LC avec ma souris préférée @unesourisetdeslivres son blog http://unesourisetdeslivres.com/?s=SWAN+HILL


Nous sommes dans les années 1860 à Singapour. Isabella Saunders, une jeune anglaise se retrouve seule après la mort de sa mère. Pour subvenir à ses besoins, elle accepte un poste de professeur d’anglais pour le compte d’un riche marchand chinois, Mr Lee. Deux années ont passé et Isabella rêve d’une autre vie d’autant plus que les commérages la concernant ne cessent de faire jaser au sein de la communauté anglaise qui la considère à présent comme une « indigène » aux mœurs douteuses. Mr Lee va lui faire une proposition qui la conduira jusqu’en Australie …

Je ne vous en raconte pas trop et ne lisez pas la quatrième de couverture 😆. Un roman historique simple, prévisible mais prenant. Des personnages aussi attachants ( Love pour Bram mais pas Bram Stoker hein 😆) que certains sont méprisants ( cf la vieille peau Mrs McBride).


Une dépaysement total entre l’exotisme de Singapour et la rudesse de l’Australie. Une époque où tout était à construire pour les colons, un futur plein de belles promesses sur le papier du moins .
Une occasion d’en apprendre un peu plus sur le fonctionnement de ces colonies anglaises particulièrement sur l’Australie, qui fut une colonie pénitentiaire abritant l’excédent de prisonniers britanniques, fait dont j’ignorais l’existence.
La place de la femme est également au cœur du récit avec ce personnage d’Isabella, une femme déterminée et indépendante qui n’entend pas faire tapisserie 😆 Bon fût un moment un peu trop considérée comme du sucre mais nous passerons sur ce détail 🙃. Il y a également le personnage de Flora, qui tente de s’émanciper de son acariâtre de mère. À cette époque, ne pas être mariée à 30 ans vous garantissait une belle vie de « vielle fille » devant rester dans les jupons de sa mère. Mais la fin de ce XIXe siècle entrouvre de nombreuses possibilités pour les femmes qui ont des rêves et la force de les réaliser !


Un premier tome qui installe bien les personnages et l’ambiance le tout avec une écriture fluide et agréable. Comme précisé plus haut c’est assez simple et « gentillet » pour l’instant mais j’ai hâte de découvrir la suite 😉 en espérant en savoir un plus sur les aborigènes également !

Traduction Jacqueline Odin

Merci Editions Archipel pour l’envoi